MÈMES PAS MAL

Pas un recueil. Pas un manifeste. Un flux imprimé. 110 pages en police OCR-A, couverture rouge sang, sans chapitres, explications, ni justifications. Dédicace cryptique : « À la bête qui est en toi » avec en ouverture visuelle le portrait d’Adrienne Pauly « dernière rockeuse de Paname » sa dernière muse et « douille ». Un bloc brut d’aphorismes absurdes, poèmes mélancoliques et punchlines trash, conçus pour se lire comme un scroll figé sur papier. Idéal près de la caisse d’une librairie dandy, posé sur votre table Ora-ïto ou près du trône d’un logement social.

Au cœur du dispositif, un pitch qui dit tout :

« Je ne suis pas un poète
Encore moins un écrivain
Je suis un mème humain
J’aphorise2merde le flood

Comme je pisse torché dans le canal de l'Ourcq
Mèmes en fond jaune sale
Typo rouge sang
En manque absolu de sérotonine
Je spamme pour de la dopamine
Colmater la Douille
Sucker l'Open Bar
Taper la dernière trace de kéta

Et rouler des pelles
Je sample
Je hacke
Je flambe
La Poésie ?
Remplacée par des nems
Même pas mal. »

Ce flux s’interrompt brutalement par :

le dandysme
est mortifère,
le dudisme
mortadelle.

Suit un silence blanc. Puis l’image finale : l’auteur affalé, défoncé dans une galerie d’art sous des ballons HAPPY BIRTHDAY, une flute de champagne et un saladier à coté de lui pour vomir.

L’entretien avec Laurent Courau (Mutation Magazine) complète l’ouvrage cyberpunk – backstory, méthode, refus de la poésie corporate et de la littérature Rive-gauche.

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